Histoire avant 1848
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Vie des Communautés
Centenaire 1914-1918

25 Janvier 2017

FORTES INTEMPERIES À AÏN-NOUISSY : LE PONT DE CHERAIFA SUBMERGÉ PAR LES EAUX.

Après avoir été soulagés par la réalisation du tronçon routier d’une distance de 04 kilomètres reliant le chef-lieu de commune d’Ain-Nouissy aux douars Cheraifia et El- H’rarta par la pose de tapis, voila que les habitants de ces deux douars se trouvent confrontés à un autre problème, celui de la canalisation du pont situé à proximité du réservoir d’eau de l’ADE. En effet, à la demande des habitants concernés, l’équipe d’ouest-Info s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu la situation catastrophique du pont totalement submergé par les eaux et dont la canalisation d’un diamètre non conforme à un tel ouvrage, carrément obstruée par des détritus et branches d’arbres. Les efforts consentis par les services de la Daïra et de la commune, ont abouti, dans un premier temps, à la réouverture de la route. Mais les pluies orageuses qui ont traversé dans la nuit du lundi à Mardi la région Ouest de la wilaya ont mis en péril des cultures envahies dans leur totalité par la gadoue transportée par les eaux qui se déversaient des hauteurs de la commune. Sur les lieux, nous avons constaté de visu, ce que nous avions appris avant de se rendre au douar Cheraifia, le diamètre des buses installés sous le pont ne sont pas conformes pour un tel ouvrage. En effet, cette canalisation réalisée en 2009, croit-on savoir, par une entreprise locale dont les compétences restent à vérifier, ne répond pas à ce genre d’ouvrage, sachant qu’il est situé en sous-bassement par rapport à une zone fortement inclinée. Selon, notre source, le diamètre utilisé est de 30 alors qu’en réalité, il fallait du diamètre 200 pour permettre en cas d’obstruction, aux ouvriers de la communes ou à défaut aux riverains de pénétrer à l’intérieur et déboucher la canalisation le plus rapidement possible afin d’éviter les débordements des eaux pluviales et par conséquent préserver l’état de la chaussée, les rives et les champs avoisinants d’une submersion par des crues. Ce manque de suivi et de rigueur de la part des responsables de la daïra et de la commune ainsi que ceux de la subdivision concernée qui étaient en poste en 2009, a conduit à cette situation catastrophique qui nécessite, selon notre source, une autre étude pour ce pont, une fois l’accalmie s’installe dans la région. L’administration ne doit plus tolérer un tel amateurisme et est appelée à éviter d’attribuer des marchés à des entreprises dont l’objectif n’est autre que le gain facile. Aujourd’hui, ce sont les habitants des douars qui payent les pots cassés d’une gestion désastreuse des élus de l’époque. Sept ans après, voila le résultat ! Catastrophique! Alors que nous filmions le décor qui s’offre à nous, nous avons été contraints d’apporter notre aide à un collecteur de lait de vache venu s’approvisionner chez son fournisseur à douar Cheraifia dont la voiture-citerne était engloutie dans la gadoue et ne pouvait ni avancer ni reculer en dépit des efforts de quelques jeunes présents. Il a fallu un camion gros tonnage dont le conducteur a eu l’amabilité de tracter le véhicule et le dégager de la boue. Alors que nous quittions la région, nous avions appris que le chef de la daïra a donné de fermes instructions à l’effet de dépêcher un engin et des ouvriers pour dégager dans un premier temps, la canalisation avant de dégager la chaussée des détritus et pierres charriés par les crues. Aussi, avant-hier vers 19 heures le tronçon reliant Mazagran à Hassi-Mameche était submergé par les eaux, laissant place à un lac où les usagers de la route notamment les automobilistes rejoignant leurs domiciles après une rude journée de travail, ont du rouler sur les œufs pour ne pas être surpris par la montée des eaux. Une zone basse qui fait des siennes à chaque saison des pluies et dont la solution pour permettre l’évacuation des eaux pluviales semble quasi impossible pour le moment. A noter par ailleurs que près de 40 familles ont été évacuées de la localité de Kouara dans la commune d’El-Haciane dont les maisons ont été totalement inondées par les eaux pluviales de ces dernières 48 heures. Pour rappel, la zone de Kouara composée essentiellement de terres incultes, est une zone inondable donc inconstructible. Mais les politiques de complaisance adoptées par les responsables au fil des années (depuis 1970) ont fait ce qu’est le spectacle désolant d’aujourd’hui.
 

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