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Centenaire 1914-1918




 

17 juin 2011

QUE PEUT FAIRE HOCINE QUAND TOUT LE MONDE DORT AUTOUR ?

A l'exemple d'une première initiative déjà vécue, il peut inviter un autre Ould Abbès à venir découvrir le cinéma de son secteur, tirer des oreilles, et ordonner la fermeture d'une aile malade jusqu'à ce que le sel fleurisse. Il peut également se mettre en colère de ne pouvoir rien faire, et c'est sa santé qui payera le sommeil des autres. Es chef des chefs, il peut aussi compter sur un second chef qui a la chance d'avoir connu sa wilaya. Malheureusement pour l'un et pour l'autre, le second est tombé malade. Malade non pas de sommeil, mais en voyant tout le monde dormir dans une ville sale. Chah ! Avaient dit, dans leur cœur, les noctambules administratifs et les Papa-Moudirs qui l'avaient vu brandir la matraque du réveil pour le travail et le changement de régime. En l'absence de ce second, Hocine peut envisager la guerre aux dormeurs, et dans ce cas, il butera à la loi du nombre. Au minima des chefs secoués ou effacés, l'effet de l'action risque d'être nul. A une majorité de dormeurs dérangés, il risque d'actionner la manette des Vaticans ou des Hauts-Epaules qui, a leur tour actionneront celle du siège éjectable. Sur les hauteurs de la hiérarchie, on dira ou qu'il est fou, ou qu'il n'a rien compris au système dans lequel et pour lequel il fut et il est. En haut, Bouteflika a recommandé ce qu'il fallait faire et s'occupe à voir comment terminer son avenir. Plus bas, ‘'nos'' Mendoub roupillent dans leur fauteuil de 30 briques, et télé-gèrent les affaires. Ils lèvent toujours la main à la demande, ils accompagnent parfois le ministre qui daigne descendre nous voir, et rêvent sans cesse du bonheur d'un mandat supplémentaire. Ils n'ont rien apporté, et ils n'apporteront pas davantage. Nada ! Pas une dent ! Ni le moindre projet, ni les permanences promises pour laisser le petit peuple vider les sacs de préoccupations dedans. Ils ont été élus juste pour représenter. Et s'ils apportent quelque chose, c'est pour soi ou à la famille. Pas à la Wilaya. En bas, chaque wilaya a Dieu et après Dieu, un wali. Tonton Noreddine a disparu. Mme Le n'est plus, mais il en reste des traces, voire des records. D'abord, l'arrêt net de la végétation incontrôlée des coupoles, des murets en pierre taillée et des ronds-points de son prédécesseur. Puis la réception des projets ratés, et des bibliothèques vides de monde et de l'équipement pillé ou détourné. Elle a décrété la paix aux chefs et soumis les élus inutiles, en ignorant remous, presse et détracteurs. Mme avait des épaules larges et un cœur gros comme ça, pour que Mostaganem soit. C'est dire que ce n'était pas pour rien qu'elle était la bien-aimée des élus heureux et de son entourage. Elle l'était pour le rythme et la dynamique inculqués. Mme Le est partie, mais elle a laissé la paralysie et le sommeil dans les bureaux, la frénésie, la fièvre et la course effrénée derrière les projets. La cité olympique promise par Bouteflika s'est rétrécie. 50.000 places d'abord. Ensuite 20.000 places avant de ne plus trouver d'assiette où la loger. Depuis l'année 2004, le théâtre grince et pousse difficilement dans le pot foncier que les artistes et les jaloux de Mostaganem ne lui ont pas choisi. Un marché qui ne trouve pas preneur par-ci, un institut national qui passe un quinquennat à se chercher une assiette pour s'assoir à Nouissy, Mamèche ou Hadjadj, une prison qui attend que la bureaucratie centrale se réveille pour sortir de terre à Tedles, des dizaines de chantiers qui trainent partout et toujours, voilà de quoi faire des économies de 30 milliards de dinars, et rendre fou l'héritier d'une wilaya, à l'instar de Hocine.

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