Histoire avant 1848
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Vie des Communautés
Centenaire 1914-1918

08-03-2014

STATION THERMALE DE AÏN NOUISSY À MOSTAGANEM : ENFIN LA RÉHABILITATION TANT ATTENDUE !

A la faveur de la récente visite du ministre du Tourisme, les travaux d’aménagement du complexe touristique de Aïn Nouissy à Mostaganem pourraient être lancés dans un mois, selon les prévisions de l’opérateur privé auquel il a été cédé, dans le cadre de la promotion des investissements. L’investisseur compte faire de cette station thermale, depuis longtemps livrée à la déshérence, un complexe touristique moderne.

La “légende” de cette source thermale aux vertus thérapeutiques réputées dans la région remonte bien au-delà de l’année 1848, date à laquelle ont été parachutés les premiers colons venus fonder le bourg de Noisy-les-Bains, en référence à la source d’eau chaude. Une source d’un débit moyen de 4 à 5 l/s, qui jaillit du sous-sol avec une appréciable teneur en soufre et en sel, a la vertu de traiter diverses affections cutanées.

En son temps de gloire, la source dont le site naturel fut modernisé par son aménagement en station thermale, dite de Sidi Mokhfi, drainait une foule de visiteurs, provenant de dizaines, voire de centaines de kilomètres à la ronde.

Ouvert quelque dix années après l’indépendance du pays, à l’initiative de l’ancien maire Boumediene Belkacem, le complexe abritait des bungalows, deux bains, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes, une cafétéria et un parking. La gestion était assurée par la commune qui, au motif d’une non-rentabilité avérée, finit par s’en débarrasser, au profit d’un opérateur privé.

Concédée pendant plusieurs années à une locataire, cette dernière, privilégiant le gain exclusif sans pour autant investir afin de sauvegarder le bon état de la structure, sera contrainte de jeter l’éponge à son tour. Outre la réduction – naturelle, en relation avec le climat – du débit de la source, le bâti s’est particulièrement dégradé, faute de travaux d’entretien. Entre-temps, les bungalows furent squattés par des familles qui en firent des demeures.

Mme Zerhouni, alors wali de Mostaganem, confia à l'agence foncière de la wilaya le soin de réhabiliter le site, en vue d’y réaliser un complexe touristique. Celle-ci procéda à la démolition de la totalité des constructions, bungalows et autres annexes, mais de reconstruction, il n’y en aura point.

M. O. T.

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