Histoire avant 1848
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Vie des Communautés
Centenaire 1914-1918

Le 03/09/2006

SIX KILOMÈTRES DE FILS ÉLECTRIQUES DÉROBÉS.

En seulement deux nuits, ce seront près de 6 kilomètres de fils électriques qui seront subtilisés à travers plusieurs douars.

En effet, durant la nuit du 20 au 21 août, les voleurs se sont attaqués simultanément au douar Selatna, dans la daïra de Sidi Ali ainsi qu’à la région de Aïn Nouissy, où les douars Alaïlia et Ouled Hamdane seront plongés dans le noir. Agissant à la faveur de la nuit, les malfrats n’auront aucune peine à délester les lignes de basse tension du précieux fil en cuivre dont elles sont garnies. A travers les 3 douars, ce seront plus de 40 foyers qui seront concernés par la rupture de l’alimentation électrique. Le plus curieux est qu’après avoir accompli leur forfait, les voleurs ne seront nullement inquiétés par les habitants qui attendront vaillamment le lever du jour pour aller se plaindre à Sonelgaz non pas de la disparition du fil électrique mais d’une simple panne de courant. Il aura fallu le déplacement des techniciens sur les lieux pour constater que du fil électrique, il n’y en avait point. Pourtant, même en agissant tard dans la nuit, les voleurs n’auront jamais pu dérober autant de fil sans faire le moindre bruit ni laisser la moindre trace poussant l’audace jusqu’à récidiver la nuit suivante au douar Selatna où ils déroberont sans peine 600 m de fil. Il aura bien fallu disposer de véhicules et surtout de très longues échelles pour grimper en haut des pylônes et sectionner les fils. Face à cette accablante absence de civisme, il faudra bien que réparation soit faite. En effet, les dégâts paraissent considérablement élevés. Selon des estimations crédibles, le préjudice engendré par la seule disparition du fil de cuivre pourrait atteindre les 500 millions de centimes, qu’il faudra inévitablement débourser pour rétablir l’alimentation des douars en question. Même en le remplaçant par du fil torsadé de moindre valeur commerciale, le rétablissement du courant ne pourrait intervenir que dans quelques jours. En attendant, les voleurs se seront dissipés sans encombre dans la nature. Nul doute que d’ici à quelques semaines, le cuivre dont les cours mondiaux poursuivent invariablement leur ascension, se laissera aisément écouler en empruntant, sans coup férir, les chemins sinueux de l’exportation.

Yacine Alim

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