Histoire avant 1848
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Le 21/04/2012

MOSTAGANEM : BAISSE SENSIBLE DES PRIX DE LA PATATE.

Après deux mois  de crise ininterrompue, les prix de la pomme de terre ont repris leur cours normal. Retardée et parfois contrariée par les effets du gel, la récolte entame, avec plus de 45 jours de différé, son rythme habituel à Mostaganem.

Cette arrivée massive de ce légume de première nécessité s’est rapidement traduite par une chute des prix. En effet, l’avant-veille, les prix sur champs avaient chuté de 75 DA à 50 DA.

Ce samedi matin, dans les zones patatières d’Aïn Nouissy, Sirat, Haciane, Touahria et Mesra, le quintal se négociait entre 40 et 42 DA. Toutefois, au niveau du commerce de détail, hormis le marché d’Aïn Sefra, les prix n’ont pas encore été répercutés.

Si bien que de nombreux commerçants ont maintenus des prix supérieurs à 60 DA, probablement le temps d’écouler les anciens stocks. Il y a aussi le phénomène archi-connu de la spéculation qui fait que les marchands installés dans les quartiers périphériques évitent d’inonder les étals jusqu’à épuisement des stocks plus anciens.

Cette embellie était très attendue de la part des consommateurs qui ne supportaient plus de payer jusqu’à 120 DA leur kilo de pomme de terre. Sur les chantiers de récoltes, les camions en provenance de l’est algérien se relayent à une allure infernale.

Cette frénésie autour de ce tubercule s’explique en partie par la rareté du produit mais également par l’attraction de marchés frontaliers. Ceux-là meme qui ont fortement participé à la raréfaction des patates produites dans la région d’El Oued, accentuant davantage la pression sur les producteurs mostaganémois qui n’ont pas été au rendez-vous.

Cette défection pourrait perdurer en raison des nombreux arrachages précoces effectués à la hâte afin de profiter de prix très attractifs.

Yacine Alim

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